| Qu'il est lent ce ralentissement tant attendu ! Les prix continuent de grimper, certes moins vite que l'année dernière, mais dans un marché de plus en plus inégalitaire, excluant de nombreux candidats à l'achat. Malgré tout une stabilisation est inévitable dans le courant 2007. Voici pourquoi
On l'annonce, on la promet. Certains l'espèrent, d'autres la redoutent. Tous la scrutent. Depuis des semaines, des mois. Mais, en cette rentrée encore, rien à l'horizon. La stabilisation des prix - ne parlons même pas de baisse - n'est toujours pas au rendez-vous. L'atterrissage en douceur du marché immobilier se fait attendre. Certes, après l'infléchissement amorcé l'année dernière, la hausse des prix continue de ralentir. Mais plus lentement que prévu, selon les principaux indicateurs (Fnaim, Century 21, Foncia, Seloger, Boursorama/PAP). Le rythme actuel d'augmentation des prix en France est encore de 8,8% sur un an, loin du pic du 3e trimestre 2004 (+17,5%), mais pas très éloigné des +9,5% de mi-2005. En un an, les prix ont monté dans toutes les grandes villes : +15,3% à Bordeaux, +14,5% à Lyon, +13,2% à Lille, +12,1% à Nice, +11,2% à Nantes, +10,2% à Strasbourg, +8,1% à Marseille, et +7,9% à Paris. Après la capitale, où le prix moyen est de 5 776 euros le m2 - mais monte souvent jusqu'à plus de 10 000 euros -, Nice est devenue la grande ville la plus chère (3 556 euros le m2), suivie de Lyon (2 888 euros le m2), et Marseille (2 876 euros le m2) ; ces deux dernières villes venant de connaître un doublement des prix. Nantes, Lille et Bordeaux sont autour de 2 500 euros le m2, Strasbourg de 2 287 euros. La hausse moyenne cumulée en France par rapport au niveau le plus bas du marché, en 1996, a dépassé les 120%. Le marché, qui s'était un peu grippé au 1er trimestre, est redevenu plus tonique au printemps dans les régions Ouest, Nord, Est et Sud-Ouest, mais s'est étiolé en Ile-de-France et dans le Sud-Est. Yves Le Grix Nouvel Observateur |