L 'action d'organiser, et le résultat sont inséparables
« L 'action d'organiser, et le résultat sont inséparables » disait Paul Valéry.
En d’autres termes, on juge de la valeur des institutions d’un pays aux résultats concrets qu’elles secrètent et aux comportements qu'elles suscitent chez les citoyens et chez les dirigeants. Quels sont-ils ?
Sur le plan économique : la France ne cesse de perdre du terrain par rapport aux autres pays de l'Union européenne notamment en ce qui concerne la production, les échanges extérieurs, et la balance commerciale.
Sur le plan financier : on a une explosion de la dette de l' Etat qui représente aujourd'hui 65% du PIB contre seulement 35 % il y a 15 ans. Sur le plan de l'emploi : la France est pour son taux de chômage à la 22 ème place sur les 25 de l'Union. Nos résultats à cet égard sont d'autant plus choquants que les taux de chômage affichés par certains de nos voisins européens sont nettement plus bas comme par exemple : l 'Autriche (5,2%), le Danemark (4,4%), l 'Irlande (4,3%), les Pays-Bas (4,6%), le Luxembourg (4,3%), le Royaume Uni (5%)) ou la Suisse (4,5%).
Sur le plan du pouvoir d’achat : il est laminé : il faut travailler 50% de plus en France pour pouvoir se payer une baguette de pain qu’en Suisse ou en Grande-Bretagne ou pourtant son prix de vente est plus élevé qu’en France !
Autre symptôme révélateur de la crise de notre système : nos enseignants, nos chercheurs (70% de nos « docteurs ») , nos étudiants (60 000) qui chaque année « se cassent » à l’étranger : Ce sont même maintenant des jeunes sans qualification particulière qui s’expatrient…. sans compter les 500 grosses fortunes qui chaque année partent rejoindre les plaines de Belgique ou les rives du lac de Genève. Notre système est devenu une véritable pompe à aspirer dans l'hexagone les plus passifs et à refouler les plus actifs. Ce n’est pas l’arrivée du plombier polonais mais l'exode de nos chercheurs qui devrait inquiéter nos dirigeants.
Non seulement notre « système à la française » a donné des résultats économiques et sociaux déplorables mais il a en plus secrété une « France malade mentale » : parano, ayant peur de tout ; schizo, voulant tout et son contraire ; narcissique, se regardant le nombril en permanence ; autiste, ne s’intéressant pas à ce qui se passe ailleurs ; dépressive, première consommatrice européenne d’antidépresseurs ; et irresponsable, la faute étant toujours celle des autres : les patrons, les immigrés, les fonctionnaires, l’Europe, les Américains….Nos institutions ont conduit à l’instauration d’ une « Société à Irresponsabilité Illimitée » ce qui est d’autant plus dangereux que « c’est avec la poussière des individus civiquement irresponsables que les dictateurs font leur ciment » (Denis de Rougemont)
Sur le plan politique et médiatique on a un verrouillage complet du système notamment du fait de la loi sur le financement des partis qui fait que les « deux gros plein de sous », je veux bien sûr dire l’UMP et le PS seront demain de plus en plus riches et toutes les autres formations de plus en plus pauvres. Ceci non seulement empêche l’indispensable renouvellement de la vie politique mais constitue une véritable provocation à la démocratie Le pluralisme politique bafoué et la démocratie confisquée voilà le système politique secrété par l’actuelle Constitution. On est aux antipodes de la démocratie définie par la Cour européenne comme : " Un régime qui permet toujours à la minorité d'un jour de pouvoir devenir la majorité de demain »
Le bilan de nos contre-performances économiques, sociales et financières par rapport aux autres pays ( malgré les sommes considérables investies en innovations sociales de toutes sortes ) ainsi que le verrouillage de toute la vie politique par la nomenklatura qui règne au sommet (de droite ou de gauche) sont la preuve que nous ne sommes pas face à un problème "droite/gauche" mais face à un problème de système qui visiblement est à bout de souffle. Il ne fonctionne plus et quand un système ne marche plus il convient d'en changer et donc d’en redéfinir les règles du jeu c’est-à-dire d'abord la Constitution, faute de quoi les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets nous ne pourrons en aucun cas sortir de la crise actuelle. Si changer la Constitution n’est pas suffisant pour sortir de la crise en tous cas on ne sortira pas de la crise si on ne la change pas. La question n’est pas s’il faut changer de Constitution mais quand nous allons le faire.
Ce qui fait la richesse de la France, c’est sa diversité et le seul système qui permettre de réaliser « l’unité dans la diversité » , c’est le fédéralisme. Comme le dit Denis de Rougemont : « La politique fédéraliste n’est rien d’autre que la politique tout court, la politique par excellence, c’est-à-dire l’art d’organiser la cité au bénéfice des citoyens ». Il nous faut donc aujourd’hui faire prioritairement trois choses : : Décentraliser, décentraliser, décentraliser sinon tout va exploser. Et pour ce faire on ne peut plus se contenter de simplement modifier une nième fois notre Constitution vieille d’un demi-siècle. Il faut tirer un trait sur le passé : "Il faut mourir pour renaître" disait déjà Goethe. Il faut donc marquer clairement et symboliquement la fin de l’ancien régime, de sa noblesse de cour et de ses privilèges et la volonté des Français d’ ouvrir une nouvelle page de leur histoire en instituant la VIème République Fédérale Française.
Pourquoi fédérale ? Tout simplement car on ne nous a toujours pas expliqué avec des arguments rationnels et pertinents pour quelle raison une région française n'aurait pas le droit d’avoir les mêmes droits que les autres régions d’Europe et notamment son propre gouvernement ? Pour quelle raison les habitants des régions françaises seraient des citoyens mineurs incapables de gérer eux-mêmes leurs affaires alors que les habitants des autres régions européennes seraient des citoyens majeurs ? Pourquoi les collectivités locales françaises ne disposent que d'1/3 des reecttes fiscales alors qu'ailleurs en Europe elles en ont les 2/3 ? En un mot, pourquoi ce qui est bon pour tous nos voisins européens ne l'est pas pour la France ?
L’Etat fédéral est devenu aujourd’hui le « modèle institutionnel européen » adopté par tous les pays voisins sans exception et il faut donc mettre nos institutions centralistes archaïques à l’heure de la « normalité européenne » au lieu de les conserver en l'état au seul nom de l’idéologie jacobine et du mythe autodestructeur de « l’exception française ».
En d’autres termes, on juge de la valeur des institutions d’un pays aux résultats concrets qu’elles secrètent et aux comportements qu'elles suscitent chez les citoyens et chez les dirigeants. Quels sont-ils ?
Sur le plan économique : la France ne cesse de perdre du terrain par rapport aux autres pays de l'Union européenne notamment en ce qui concerne la production, les échanges extérieurs, et la balance commerciale.
Sur le plan financier : on a une explosion de la dette de l' Etat qui représente aujourd'hui 65% du PIB contre seulement 35 % il y a 15 ans. Sur le plan de l'emploi : la France est pour son taux de chômage à la 22 ème place sur les 25 de l'Union. Nos résultats à cet égard sont d'autant plus choquants que les taux de chômage affichés par certains de nos voisins européens sont nettement plus bas comme par exemple : l 'Autriche (5,2%), le Danemark (4,4%), l 'Irlande (4,3%), les Pays-Bas (4,6%), le Luxembourg (4,3%), le Royaume Uni (5%)) ou la Suisse (4,5%).
Sur le plan du pouvoir d’achat : il est laminé : il faut travailler 50% de plus en France pour pouvoir se payer une baguette de pain qu’en Suisse ou en Grande-Bretagne ou pourtant son prix de vente est plus élevé qu’en France !
Autre symptôme révélateur de la crise de notre système : nos enseignants, nos chercheurs (70% de nos « docteurs ») , nos étudiants (60 000) qui chaque année « se cassent » à l’étranger : Ce sont même maintenant des jeunes sans qualification particulière qui s’expatrient…. sans compter les 500 grosses fortunes qui chaque année partent rejoindre les plaines de Belgique ou les rives du lac de Genève. Notre système est devenu une véritable pompe à aspirer dans l'hexagone les plus passifs et à refouler les plus actifs. Ce n’est pas l’arrivée du plombier polonais mais l'exode de nos chercheurs qui devrait inquiéter nos dirigeants.
Non seulement notre « système à la française » a donné des résultats économiques et sociaux déplorables mais il a en plus secrété une « France malade mentale » : parano, ayant peur de tout ; schizo, voulant tout et son contraire ; narcissique, se regardant le nombril en permanence ; autiste, ne s’intéressant pas à ce qui se passe ailleurs ; dépressive, première consommatrice européenne d’antidépresseurs ; et irresponsable, la faute étant toujours celle des autres : les patrons, les immigrés, les fonctionnaires, l’Europe, les Américains….Nos institutions ont conduit à l’instauration d’ une « Société à Irresponsabilité Illimitée » ce qui est d’autant plus dangereux que « c’est avec la poussière des individus civiquement irresponsables que les dictateurs font leur ciment » (Denis de Rougemont)
Sur le plan politique et médiatique on a un verrouillage complet du système notamment du fait de la loi sur le financement des partis qui fait que les « deux gros plein de sous », je veux bien sûr dire l’UMP et le PS seront demain de plus en plus riches et toutes les autres formations de plus en plus pauvres. Ceci non seulement empêche l’indispensable renouvellement de la vie politique mais constitue une véritable provocation à la démocratie Le pluralisme politique bafoué et la démocratie confisquée voilà le système politique secrété par l’actuelle Constitution. On est aux antipodes de la démocratie définie par la Cour européenne comme : " Un régime qui permet toujours à la minorité d'un jour de pouvoir devenir la majorité de demain »
Le bilan de nos contre-performances économiques, sociales et financières par rapport aux autres pays ( malgré les sommes considérables investies en innovations sociales de toutes sortes ) ainsi que le verrouillage de toute la vie politique par la nomenklatura qui règne au sommet (de droite ou de gauche) sont la preuve que nous ne sommes pas face à un problème "droite/gauche" mais face à un problème de système qui visiblement est à bout de souffle. Il ne fonctionne plus et quand un système ne marche plus il convient d'en changer et donc d’en redéfinir les règles du jeu c’est-à-dire d'abord la Constitution, faute de quoi les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets nous ne pourrons en aucun cas sortir de la crise actuelle. Si changer la Constitution n’est pas suffisant pour sortir de la crise en tous cas on ne sortira pas de la crise si on ne la change pas. La question n’est pas s’il faut changer de Constitution mais quand nous allons le faire.
Ce qui fait la richesse de la France, c’est sa diversité et le seul système qui permettre de réaliser « l’unité dans la diversité » , c’est le fédéralisme. Comme le dit Denis de Rougemont : « La politique fédéraliste n’est rien d’autre que la politique tout court, la politique par excellence, c’est-à-dire l’art d’organiser la cité au bénéfice des citoyens ». Il nous faut donc aujourd’hui faire prioritairement trois choses : : Décentraliser, décentraliser, décentraliser sinon tout va exploser. Et pour ce faire on ne peut plus se contenter de simplement modifier une nième fois notre Constitution vieille d’un demi-siècle. Il faut tirer un trait sur le passé : "Il faut mourir pour renaître" disait déjà Goethe. Il faut donc marquer clairement et symboliquement la fin de l’ancien régime, de sa noblesse de cour et de ses privilèges et la volonté des Français d’ ouvrir une nouvelle page de leur histoire en instituant la VIème République Fédérale Française.
Pourquoi fédérale ? Tout simplement car on ne nous a toujours pas expliqué avec des arguments rationnels et pertinents pour quelle raison une région française n'aurait pas le droit d’avoir les mêmes droits que les autres régions d’Europe et notamment son propre gouvernement ? Pour quelle raison les habitants des régions françaises seraient des citoyens mineurs incapables de gérer eux-mêmes leurs affaires alors que les habitants des autres régions européennes seraient des citoyens majeurs ? Pourquoi les collectivités locales françaises ne disposent que d'1/3 des reecttes fiscales alors qu'ailleurs en Europe elles en ont les 2/3 ? En un mot, pourquoi ce qui est bon pour tous nos voisins européens ne l'est pas pour la France ?
L’Etat fédéral est devenu aujourd’hui le « modèle institutionnel européen » adopté par tous les pays voisins sans exception et il faut donc mettre nos institutions centralistes archaïques à l’heure de la « normalité européenne » au lieu de les conserver en l'état au seul nom de l’idéologie jacobine et du mythe autodestructeur de « l’exception française ».
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